Philippe Hoornaert (+ Centre de formation de Treignes) – Couvin

*Croquis de Philippe Hoornaert*

Placer l’art contemporain dans l’espace public, Philippe Hoornaert y a toujours été sensible ! Il a créé, géré et animé le Musée en plein air du Sart Tilman (Liège) pendant
près de 20 ans avant d’inviter des artistes internationaux à concevoir et installer des
œuvres monumentales dans le domaine provincial des parcs et jardins du Château de
Jehay. Il a donc tout de suite été séduit par le projet Action Sculpture.

Philippe Hoornaert s’est formé à l’Académie Royale des Beaux-Arts et à
l’Institut d’Architecture de Liège pour apprendre à maîtriser les techniques de peinture, de dessin, de sculpture.

L’artiste liégeois a imaginé de nouvelles sculptures spécialement pour le projet Action Sculpture : les « C-rayons de soleils ».
Douze crayons aux couleurs chatoyantes pointant fièrement vers le ciel.
L’œuvre proposée est médiane entre travail peint et travail sculpté de l’artiste.
Avec ses « C-rayons de soleils », Philippe Hoornaert fait référence non pas à un soleil
(celui de notre système solaire), mais bien à tous les soleils de l’univers… et à notre soleil intérieur.

Un beau partenariat avec le CFT

Après avoir imaginé et dessiné les croquis de ses « C-rayons de soleils », Philippe Hoornaert cherchait une entreprise à qui en confier la fabrication, le centre culturel Action-Sud l’a mis en relation avec une institution viroinvaloise : le Centre de formation de Treignes. Ce Centre d’Insertion Socioprofessionnelle (CISP) agréé organise des formations en soudure et tôlerie pour les demandeurs d’emploi socialement fragilisés. Un public qu’on n’imagine peu coutumier des pratiques artistiques au premier abord.

Dès le lancement de la collaboration, nous avons pourtant assisté à une émulation d’idées. Philippe Hoornaert a présenté quelques esquisses, mais les bénéficiaires ont eux aussi proposé des idées, des croquis. Résultat : cinq sculptures ont été imaginées et créées par les stagiaires du CFT en plus des 12 « C-rayons de soleils ».
L’ensemble est exposé dans l’Espace des Fonderies Saint-Joseph à Couvin.

Le projet de collaboration «Artiste-Stagiaires» est une réussite totale : il pose des passerelles entre le monde rigoureux de la technique et le monde de l’artiste, plus subjectif et laissant toute place à la liberté créative. Nous avons ici la preuve que l’art est ouvert à tous, que chacun y trouve une place et qu’il est très éloigné d’un milieu élitiste, comme beaucoup le pensent encore aujourd’hui.

CONTACT : Page Facebook de l’artiste – Page Facebook du CFT

Les œuvres du Centre de formation de Treignes exposées à Couvin :

Plan de l’Espace Watriquet, avec l’emplacement des sculptures
n°1 – L’illusion ©Les stagiaires du CFT

 

Les « C-rayons de soleils » de Philippe Hoornaert présentés à Couvin 

 

Reportage photo réalisé par AD-PHOTOGRAPHY durant la période de création :

 

Vincent Strebelle – Viroinval

Le parc communal de Nismes accueille les œuvres de Vincent STREBELLE.

Il a réalisé de nouveaux « totems » pour l’occasion. L’artiste nous explique son processus de travail : « Le concept est le format administratif A4, celui de notre temps .
Surface, sur laquelle un dessin est inspiré par les détails du lieu, ce qui le régit en structure du volume.
Transposé au format industriel, avec l’intention de créer une atmosphère, à la grande pièce finale.
Par un découpage de formes, chaque ligne devient un pli ou une charnière, ce qui donnera à la Tôle, une inclinaison, un volume, pour sa stabilité dans le lieu : « le Volumière » est créé.

Ensuite, le temps et le travail évoluent vers le magnétisme de l’informatique.
Sur mon écran, le dessin de chaque jour est réalisé par une série de traits du hasard, suivant ma perception du moment et de mes émotions.
Ce premier dessin me donne un graphique d’une trame plus ou moins dense et chaque fois très différente. Par une ligne horizontale de la couleur du fond, je barre tout l’écran, les cavités du graphisme traversées s’inondent d’encre. La surprise d’une structure complexe apparaît .
Ce dessin est aussi transféré dans un format industriel sur une tôle d’acier, découpée, soudée et redressée.
Un Totem est construit pour interpénétrer l’image du paysage, « L’Horizon Vertical », le déchirement d’une nature. »                                                                    VS – 2019

Vincent Strebelle est un sculpteur belge aux nombreuses sources d’inspiration. Né à Uccle en 1946, il passe sa jeunesse à Lubumbashi, au Congo. À son retour en Belgique, il étudie le graphisme et la peinture à l’Académie des Beaux-arts de Liège, et la sculpture à l’Académie des Beaux-arts de Bruxelles. Il crée à partir de matériaux divers (même les plus improbables) comme des boites de conserve, des noix de coco, de la mie de pain. Il a exposé aux quatre coins de la Belgique, en France, en Suisse, au Portugal et jusqu’en Chine.
Dans le cadre d’Action Sculpture, il propose des œuvres en métal.

CONTACT :  Site de l’artiste

Les œuvres de Vincent Strebelle exposées à Nismes :

Plan du parc de Nismes, avec l’emplacement des sculptures
n°4 – Volumière A4

 

Installation à Nismes

 

 

Félix Roulin – Matagne-la-Petite (Doische)

Félix Roulin est connu dans le monde entier pour avoir exposé nombre de ses sculptures aux quatre coins du globe. Et pourtant, son travail est aussi visible à deux pas d’ici puisque son atelier de fonderie est installé dans une ferme du XVIIe siècle à Biesmerée.
Il s’est formé à l’usage du métal à l’École des Métiers d’Arts de l’abbaye de Maredsous avant d’enseigner l’art de la sculpture à l’Institut Supérieur d’Architecture et d’Art Visuel de La Cambre à Bruxelles.
Ses sculptures allient le bronze et l’acier corten. Elles mettent en valeur la sensualité du corps féminin.

CONTACT : http://www.fondationfelixroulin.be

Les œuvres de Félix Roulin exposées à Matagne :

Plan du Carmel de Matagne, avec l’emplacement des sculptures

Daniel Fauville – Boussu-lez-Walcourt (Froidchapelle)

8 fauvilleNé en 1953 à Charleroi, Daniel Fauville a grandi dans l’univers d’usines flamboyantes aujourd’hui disparues.
Ce milieu industriel qui le fascinait dans son enfance est resté une source d’inspiration pour l’artiste,
tant à travers la peinture que la sculpture.
Ses célèbres bâtisses en fonte de fer oxydée ont fait le tour du monde et, plus proche de nous, du sud Entre-Sambre-et-Meuse avec Action Sculpture.

 

 

« La fonte coulée est son matériau de prédilection. Elle invite à une méditation nostalgique et exprime la décrépitude romantique du décor post-industriel. Devant ses œuvres, le temps s’arrête… La fonte évoque de façon poétique son souvenir des haut-fourneaux, des lourds bateaux sur la Sambre et de la sueur
des hommes. Ses sculptures sont des stèles modernes, des totems païens, qui nous invitent aux pensées ardentes et sereines, à la vie intérieure »

Daniel Sotiaux

CONTACT : Site de l’artiste

Les œuvres de Daniel Fauville exposées à Boussu-lez-Walcourt :

Plan de Boussu-lez-Walcourt (Foyer culturel, église, chapelle), avec l’emplacement des sculptures
Plan de Boussu-lez-Walcourt (parc des carrières), avec l’emplacement des sculptures

 

n°2 – Batisse

 

 

Luc De Man – Walcourt

Le sculpteur gantois Luc De Man est connu dans le monde entier pour sa série d’œuvres sur les cubes. Dix d’entre elles sont présentées dans le cadre d’Action Sculpture.

L’artiste y mêle cubes et sphères qu’il fait dialoguer avec l’environnement
dans lequel les œuvres sont installées. Ces deux formes traduisent tantôt un équilibre, tantôt un déséquilibre entre l’environnement naturel et la création humaine. Les sphères font référence à la vie, au pouvoir de la nature tandis que les cubes sont une interprétation de la Culture et des traces laissées par l’Homme.

CONTACT :  www.lucdeman.be – Page Facebook de l’artiste

Les œuvres de Luc De Man exposées à Walcourt :

Plan du parc de Walcourt, avec l’emplacement des sculptures
n°1 – Cubes #80
n°3 – Cubes #63

 

 

…Luc De Man laisse des traces à Nismes.

L’œuvre Cubes#66 de Luc De Man a été acquise par le centre culturel Action-Sud en octobre 2018 et est installée dans le parc communal de Nismes. Ce cube a été confectionné dans un bloc de pierre calcaire extrait de la carrière Carmeuse à Frasnes.

En mai 2019, l’artiste gantois a travaillé durant une semaine à proximité de l’étang du parc de Nismes pour façonner un bloc de pierre. Il en a fait son #Cubes100.