Didier Leemans – Nismes (Viroinval)

Viroinval accueille le nouvel artiste qui intègre le parcours Action Sculpture. Il s’agit de Didier Leemans, un sculpteur-dessinateur originaire de la capitale.

C’est à l’adolescence qu’il découvre la sculpture, le dessin, la peinture. Il décide ensuite de partager son savoir en donnant cours à Wolume-St-Pierre et à Braine-L’Alleud. Les sculptures qu’il nous présente dans le parc de Nismes sont fabriquées à partir de morceaux de métal qu’ils coupent et amalgament pour former des êtres humains et des animaux.

Rencontre :

Quel est votre parcours artistique ?

J’ai suivi mon apprentissage de la sculpture à 17 ans au cours du soir. J’ai enchaîné avec un cursus de dessin pour avoir une bonne base, car je trouve que le dessin et la sculpture se complètent bien. Ce cursus de 4 ans s’est déroulé à Bruxelles et lors d’un voyage Erasmus à Londres. Ensuite, j’ai découvert la peinture.

Et aujourd’hui, vous partagez cette expérience avec des novices.

Oui, j’ai travaillé pendant 11 ans comme animateur en peinture et sculpture avec des personnes atteintes d’un handicap mental à Bruxelles. Petit à petit, j’ai bifurqué vers l’enseignement en donnant des cours à Wolume-St-Pierre et à Braine-L’Alleud, là où j’ai repris le cours de sculpture de mon ancien professeur parti à la retraite.

Vous exposez dans le parc de Nismes. Qu’est-ce que le promeneur y découvrira ?

Il y aura un peu de tout : des silhouettes plutôt anthropomorphiques, un loup, un dôme avec une tête de canard et des ailes. Jusqu’il y a peu, je concevais surtout des personnes, mais je varie désormais pour ne pas lasser.

Pourquoi avoir choisi le métal pour vos sculptures ?

J’ai commencé par la terre et le plâtre puis la pierre et le bois. Mais, au fil du temps, je sentais que je tournais en rond avec le bois. Un jour, j’ai reçu un stock de cornières que j’ai tronçonnées en petits morceaux avant de les amalgamer. C’est ainsi que j’ai découvert le métal.
Tout s’est enchaîné : j’ai fabriqué un loup pour une exposition à l’Ulb. La pièce a ensuite été achetée par la ville de La Louvière. À ce moment, j’ai répondu à un appel à projet pour participer à un symposium en Inde. Je suis parti 3 semaines là-bas. Ça a été une très bonne expérience. J’ai appris beaucoup sur le travail de récupération et j’ai rencontré des sculpteurs de toutes nationalités.

Qu’est-ce qui vous a séduit dans notre projet Action Sculpture ?

J’ai vécu tout un temps à Brûly-de-Couvin. Je voyais régulièrement les expositions dans le parc de Couvin. Je me suis aussi rendu dans le parc de Nismes. Le projet est intéressant car les œuvres bougent. Elles sont installées dans des lieux qui peuvent accueillir des sculptures mais qui ne sont pas toujours exploités dans ce sens-là.

Les oeuvres de Didier Leemans dans le parc de Nismes:

Vernissage – 19 juin 2021